Chapter 3

Cyanotype, a timeless aesthetic.



Cyanotype is a ferric photography technique developed in 1842 by John Herschel. Simple and efficient, it found many practitioners in the scientific community of the time.



Among them, Anna Atkins, botanist and alleged first female photographer, developed the technique in her works. "British Algae: Cyanotype Impressions" (1843) and "Cyanotypes of British and Foreign Ferns" (1853) are her legacy.

We contacted Eva Stapleton, a Franco-english visual artist experimenting with the cyanotype. She gives us a detailed approach of this timeless aesthetic process.

"I discovered the cyanotype for the first time a few years ago with the work of textile artist Pauline Burbidge. It was while visiting her workshop that I was able to observe a multitude of plants and fabric samples marked in deep blue, the emblematic color of cyanotype. Despite the fascination that I had for these fabrics and the delicacy of the botanical imprint, I only turned to it this year for my personal practice. This confinement brought me back to the house where I grew up, in central France. I have spent so much time in my garden and I have seen the drastic and seasonal change that spring brings to biodiversity. I was lucky to be able to draw inspiration from it to create fabrics, designs and prints. I rediscovered a simple and poetic technique that captures nature particularly well. I used photo negatives that I printed on transparent paper. I exposed them to the sun, placed on top of a watercolor paper soaked with the mixture of chemicals used in the cyanotype. Then rinsed with water, the chemicals are erased, leaving only the imprint of the negatives on a blue background. They are hung for drying and then pressed to avoid warping. It’s only 24 hours later that the color takes on its full intensity. "



Version française.

Le cyanotype est une technique de photographie ferrique mise au point en 1842 par John Herschel. Simple, efficace et résistante face aux aléas du temps, elle trouva de nombreux adeptes au sein de la communauté scientifique de l’époque.

Parmi eux, Anna Atkins, botaniste et prétendue première femme photographe, développa la technique au sein de ses ouvrages. « British Algae : Cyanotype Impressions » (1843) et « Cyanotypes of British and Foreign Ferns » (1853) en sont l’héritage.

Nous avons contacté Eva Stapleton, plasticienne franco-anglaise expérimentant le cyanotype, afin qu’elle nous offre une approche détaillée de ce processus à l'esthétique intemporelle.

« J’ai découvert le cyanotype pour la première fois il y a quelques années avec le travail de l’artiste textile Pauline Burbidge. C’est en visitant son atelier que j’ai pu observer une multitude de plantes et d’échantillons de tissus marqués d’un bleu profond, couleur emblématique du cyanotype. Malgré la fascination que j’avais pour ces tissus et la délicatesse de l’empreinte botanique, c’est seulement cette année que je m’y suis penchée pour ma pratique personnelle. Ce confinement m’a ramené dans la maison où j’ai grandi, dans le centre de la France. Cela faisait longtemps que je n’avais pas passé autant de temps dans mon jardin et j’ai pu constater le changement drastique et saisonnier qu’apporte le printemps à la biodiversité. J’ai eu la chance de pouvoir m’en inspirer pour créer des tissages, dessins et des impressions. C’est en recherchant que j’ai redécouvert une technique simple et poétique qui capture particulièrement bien la nature. J’ai utilisé des négatifs de photos que j’avais prises pour les imprimer sur du papier transparent que j’ai exposé au soleil, placé au-dessus d’un papier aquarelle imbibé du mélange des produits chimiques utilisés dans le cyanotype. Rincés ensuite à l’eau, les produits chimiques s’effacent pour ne laisser que l’empreinte des négatifs sur fond bleu. Ils sont accrochés pour le séchage puis pressés pour éviter le gondolement. C’est seulement 24 heures plus tard que la couleur prend toute son intensité. »




Home        Contribution